Zone 68 -Image

Il y a des jours comme ça que l'on aurait aimé ne pas connaître, ne pas même y mettre les pieds ...

Faire demi-tour et faire comme si.

Fuckin' saturday...

Il y a des personnes comme toi que l'on aurait détesté ne pas connaître, dont je me serais mordu les doigts de ne pas avoir croisé la route, ni partagé des instants fugaces ou plus forts, légers, intenses parfois aussi.

Longue fut cette route ...

40 ans ou presque, entre fêtes un peu démontées, bouffes entre potes ou rendez-vous professionnels que tu savais toujours tournés à l'avantage des "maisons" pour lesquelles tu bossais (AMC, Filature) mais surtout et d'abord des artistes qu'elles accueillaient.

De ma place, tu étais l'indispensable relais, et pourtant ils furent nombreux ces petits marquis de la culture mulhousienne à l'ignorer (ou faire semblant de ...) et à te reléguer dans l'ombre.

En vain, tu étais de ces personnes que l'on n'éteint pas.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête, se mélangent ...

Drôle de mix ...

En tous cas un cocktail fort comme tu les aimais.

Tequila rapido ...

La tristesse comme une ivresse ...

Je me souviens ...

Concerts, festivals, au bout de la nuit, rires, sourires, ta collection de "neiges", une photo rebelle avec T-shirts siglés Eurodanse dans le hall de la nouvelle cathédrale de la culture, les jarrets des after de "Jazz à Mulhouse" ...

Et puis tes yeux dans le vague ...

Souvenirs ...

Souvent ...

Longtemps ...

Il y a des textes comme celui-ci que je n'ai pas aimé écrire, parce que tu ne le liras pas ...

Ces mots juste parce que toi, parce que vous, parce que lui et toi ...

Voilà ...

D.