ZONE 68

28 juillet 2016

NostalVie ...

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21 juin 2016

Inventaire avant fermeture !

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Le patron de la culture mulhousienne (ou du moins ce qu'il en reste ... pas de Michel Samuel-Weis - aka Samu-, mais bien du projet culturel de la Cité du Bollwerk) vient de se fendre d'un opuscule aux Editions Médiapop.

Un catalogue non exhaustif de sa collection d'art contemporain.

Soit La liste, titre générique et totalement bancal du bouquin, signé, rédigé plutôt, par David Cascaro, directeur de la Haute École des Arts du Rhin, après avoir été nommé en 2006 à la tête du Quai - Ecole d'Art de Mulhouse par ... Samuel-Weis.

C'est peu dire que l'on patauge doucement, et sans complexe, dans la célèbration de l'élu collectionneur (ex PS emporté par Jean-Marie Bockel dans le Sarkoland) et dans le portrait sans distance de cet amateur d'art.

L'ouvrage s'égrène en une succession d'entretiens familiaux et familiers, s'affichant pour ce qu'il est, une commande tout simplement.

Un peu comme si MSW s'était payé une hagiographie, mais low cost, soldant, sans doute, ainsi, son itinéraire politique ... à la godille !

On ne peut qu'espèrer, en frétillant d'avance, que d'ici un an ou deux, Samu déballe ses fiches pour une liste réjouissante de ses folles années d'élu municipal.

On lui souffle déjà un titre:

Itineraire d'un Mulhousien gâté !

See You Later !!!

D. 

09 juin 2016

Je bloque !

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Comment dire ?

Comment sortir de l'armoire du silence, du vertige absolu de la page blanche ?

Comment ouvrir les vannes et débloquer enfin la pompe à encre ?

Il faut juste se défaire de son intime géographie, remettre sa boussole à l'heure.

Passer de 80 à 2000 et des brouettes, traverser le miroir des seventies pour se fracasser contre les faux-semblants de 2016. 

L'humeur est nauséeuse.

La météo affligeante.

L'utopie à la ramasse.

L'air du temps est lacrymal et les grenades se ramassent dans la gueule.

L'haleine du monde est fétide et ses icônes déprimantes.

Hier, le Che et Morrison ...

Sexy et rock'n'roll !

Aujourd'hui, Martinez et Black M ...

Moustache triste et rimes à rien !

Alors, sortir du placard.

Qui est in ? Qui est out ?

De droite ? De gauche ?

Qui décerne les bons points ?

Qui lève le bon poing ?

Dans ta gueule oui !

Sous les pavés, la plage ...

Sous la moustache, les pavés ! 

Comment dire ?

Je bloque face à cette révolte ...

Peut-être que je débloque, mais j'ai du mal ...

Mal avec des mots, des slogans ...

Populisme de gauche, de droite ou d'ailleurs ...

Tout me renvoie à des années plus noires ...

Peut-être que je vois ce mal partout ...

Mais j'ai du mal à éteindre cette petite flamme qui s'agite au tréfonds de moi.

Alors je bloque ... 

Ni dieu ni maître.

Je pisse sur les icônes.

Je tire sur les moustaches.

Et je te propose mille et une nuit couchées ...

See You Later !!!

D.

28 mai 2016

Intime décline

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De retour sur le clavier.

À nouveau sur Zone.

Les idées se pressaient, mais l'envie d'y retourner se laissait désirer.

C'était comme si l'exercice de la plume déplumait mon existence.

Perte de temps.

La vie est courte.

La vivre, plutôt que l'écrire.

À quoi bon ...

Entrée en matière tristounette me confie ma lectrice de coeur et de corps ...

J'avoue.

Mais bon, il faut bien enrober, enjoliver mon droit à la paresse.

Le décliner comme une enivrante et radicale théorie révolutionnaire.

Le grand soir, c'est tous les jours ...

La manif attendra, pas la sieste !

Je regarde le monde tomber.

Ce grand corps malade qui vacille, plie, craque de toute part ...

Ce cadavre à la renverse qui se dégueule sur les pavés ... Qui fait sous lui.

Quelques sursauts encore sous les sunlights d'une téléréalité terminale.

L'imposture tient le haut du pavé que plus personne ne balance.

L'imposture est la nouvelle posture, une tendance lourde qui s'immisce partout.

Post-it de la pensée, tweet de la philosophie, sms du courage.

Ça bloque.

Ça grève.

Ça débloque.

57 ans ... Et puis ... Et quoi ?

Au mitan de l'existence (100 ans, un bon âge, enfin maintenant. On en reparlera dans un demi-siècle, si vous êtes encore la !) ...

Mi-temps alors ...

Le temps de se poser, d'écrire à contretemps, pour ne pas qu'il file trop vite, qu'il se carapate sans prévenir ...

Les mots se posent et je m'allonge ...

Prendre la pose sans faire semblant ...

Ça s'imposait.

Je m'intime, timide, à décliner cette intimité.

Le déclin est pour demain.

Alors ...

Et puis ...

Et quoi ? 

See You Later !!!

D.

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29 mars 2016

De quoi la signature est-elle le nom ?

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Écouter en boucle Sinnerman ...

Nina dans les oreilles.

De la fumée dans la bouche.

De la grappa dans la gorge.

Et toi sur ma peau, tatouage intime comme une greffe de fluides aux relents anciens ...

Compatibles forcément.

Fragile, irréel, envoûtant, douloureux ...

Voyage au bout de la nuit, de mes nuits électriques ...

Un aller sans retour avec vue sur tes yeux débordant de rêves en devenir ... 

J'écoute en boucle Sinnerman, du Verve remixed à la cover façon Gregory Porter, du tribute hanté de Keziah Jones à la plus improbable dé-variation de Felix da Housecat ...

Mais derrière, toujours, Nina Simone ...

Elle est cette chanson, indélébile ...

Tout le reste n'est que ...

Bien en dessous ...

Tout le reste n'est qu'hommages assumés, affichés ...

De quoi la signature est-elle le nom ? 

Sinnerman n'en appelle aucune.

Elle est Nina Simone. 

Le style suffit.

Le souffle, le talent, la vie ...

Le style.

Indélébile.

On signe un chèque, comme on tamponne une attestation. 

L'imparable geste administrative.

Faites la queue comme tout le monde !

C'est ...

Je signe donc je suis !!! 

Mais je ne suis pas celle que vous croyez ! 

De quoi la signature est-elle le nom ? 

Comme les chiens, souvent, elle permet de marquer son territoire.

C'est de moi, c'est  signé ! 

La signature comme un jet de pisse ... 

Le style tient plutôt du jeu de piste, lui ...

Alors, pissez en paix ! 

Mais pas sur mes godasses s'il te plait ... 

De quoi la signature est-elle le nom ? 

De l'imposture, parfois ... 

Faussaire, faux airs ... 

Qu'importe.

La signature comme un tampon ...

Un faux ticket de métro que l'on prend grand soin de composter.

Imposture ...

Le style ne se signe pas.

Il est.

Il ne suffit pas de pisser, il faut aussi éviter de se pisser dessus ... 

L'imposture se sent à des kilomètres !

Sinnerman chante-t-elle ...

L'histoire d'un homme rongé par le pêché ...

Rest in pisse.

See You Later !!!

D.


24 février 2016

Mots-LOTOV Cocktails !

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Et toujours, j'y reviens.

Écrire.

Pas pour le geste, ni l'ordinaire alignement des phrases que l'on pose là, comme on fait ses besoins.

Et surtout respecter la propreté. 

Lieux d'aisance. Vite fait, bien fait ... Et tire la chasse !

Médiocratie disait-il ...

Écrire donc, en foulant aux pieds les conventions. Tremper la plume dans le ruisseau, le caniveau et tout éclabousser sans connivence. 

Le mot au bout des maux. Insensé pour que rien ne s'oppose au sens.

Le verbe pas le verbiage. 

La mélancolie oui. Pas la colique. 

Dire sans rendre des comptes.

Écrire sans conter et se rêver ...

Poète ! 

Sur la pointe du clavier, j'aligne ces mots ...

Comme une déclaration d'intention, un préambule éthique, voire une fantasque entame d'un Dogma littéraire à l'aune de celui, cinématographique, d'un Lars von Triers en décapilotade pornomaniaque.

Pourtant, tu m'avais dit Valls ... Il attendra son tour ...

Laisse aller.

Il n'est que la poutre apparente de ce méchant air du temps ...

Le sombre éclaireur étriqué d'une sinistre gauche à la renverse ...

Le cheval de Troie flingué de nos illusions perdues ...

Nombreux, d'ici, de là, sont les veules bateleurs d'une contre révolution au nez brunâtre, mâtons zélés d'un incontinent état d'urgence ...

Ma colère gronde et je balance de mon clavier des cocktails MOTS-lotov !

See You Later !!!

D.

02 février 2016

Kaddish

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Deuil. Faire le deuil.

Deuils.

Autour, nuages, grisailles et des perles de larmes comme un blues effondré.

Lui.

Lointains souvenirs, flashes erratiques d'une histoire avortée avec vue imprenable sur les décharges purulentes des petits bonheurs atomisés.

Arrêt sur images circa 1980's, sans retour possible.

Si loin, si proche. Sans aucun reproche.

Les poings dans les poches, j'ai marché sans me retourner, sans plus te regarder.

Disparu déjà, et du tréfond de ma mémoire, je t'extirpe une dernière fois de mon exil intérieur, jetant doucement les cendres froides de ton absence sur la Baie des Anges.

Lui.

Souvenirs encore chauds d'une noce estivale aux relents étonnants et grisants de Tchekhov et Shakespeare.

Une brûlante et joyeuse nuit d'été entre songes et comédie, avec des étoiles dans les yeux, des éclats de rire et des rondes de musique.

Sa dernière mise en scène, brute, sans artifices, amoureuse, fraternelle, humaine tout simplement ...

Elle m'avait tant parlé de toi, tu sais ... du théâtre, de votre amitié, du Pays basque aussi.

Je t'avais croisé avant, écrit sur ton "travail ", bien sûr . 

Il me restera les belles vibrations de cette fête champêtre, les instantanées stroboscopiques de ces rares moments gravées dans la carte sim de mon smartphone ...

Il y aura toujours ses mots qu'elle me dira le soir autour d'un verre ...

Et puis, cette douloureuse sensation de l'entame d'une nouvelle amitié qui vient de se fracasser.

Deuil.

Valse funèbre ...

Tu vas nous manquer ...

See You Later !!!

D.

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19 janvier 2016

Cyberie ...

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De retour dans la danse ...

Les deux pieds sur le dancefloor, la boule à facettes balaye l'écran blanc où se bousculent mes mots.

Lettres noires pour nuit blanche et au bout de l'exercice insomniaque, l'émergence d'un texte serré comme le goutte à goutte d'un expresso en suspension.

Dehors la Sibérie, dedans la cyberhystérie ...

Pile ou face, c'est froid, glacé, glaçant ...

Comment ça se danse ?

Les bpm s'engouffrent dans ma cage thoracique, affolant mon palpitant. Hypertension.

Mon hémoglobine valse avec ta sueur. Le ton monte. Répression, pulsion.

Es-tu Charlie ?

Hais-tu la vie ?

Qui es-tu ?

Où suis-je ? 

Un an et des poussières, douze mois et des brouettes ...

Non je n'ai pas oublié ... 

Ça tremble de partout.

Il y a du bruit, des cris, ta bouche, ma rage, mes larmes, la peur, des mots, mon sexe, des rendez-vous, des flashes, tes mains ...

Rétro ...

Haut ... Bas ... 

Tu danses ?

Il faut partir. Retrouver la nuit, s'éloigner de ces abcès stroboscopiques.

Retrouver la vie.

Entarter 2015 et son journal de guère ...

Entamer 2016 ...

Écrire cette année, continuer, encore ...

Détartrer l'état d'urgence, il va falloir s'y mettre, lui mettre ...

Dis, tu m'aimes ? 

Viens ...

See You Later !!!

D.

31 décembre 2015

On verra bien ...

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Au bout de la nuit 2015,

Après cette saison noire et dèche, imaginons ...

Imaginons imprudemment, impudiquement...

Follement, amoureusement, rageusement, audacieusement 2016 ...

Rêvons, on verra bien ...

 See you Later !!!

D.

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22 décembre 2015

Baiser

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2015 année tragique, dramatique, cataclysmique.

Comme on l'aurait aimée érotique ...

Oh oui, même un tout petit peu seulement ...

Bucolique, simplement, nous aurait aussi suffit. 

Mais 2015 ne fut que tragique, triste, sans espoir, obstinément jusqu'au boutiste ...

Une erratique succession de démentes déflagrations nous remuant, nous secouant.

Des meurtres ciblés de janvier aux tueries de novembre.

Entre Je suis Charlie et Je suis Paris.

De bougies en Marseillaise, de larmes en rage, de sidérations aphones en sirènes hurlantes, de crises de nerfs en état d'urgence ...

On y est arrivé, ensemble encore ...

Un peu cassé mais y a des lumières toujours. Noël ... Et puis ...

Non. Il faut y croire.

Pas de neige cette année, mais des flics.

Fouille au corps. Ecarte les jambes. Souriez vous êtes surveillés. 

J'ai envie de toi. Ecarte les cuisses. Tu éteins la lumière ? Big Brother est un voyeur.

2015 année de merde aux relents brun-marine, de la haine à la haine ...

Et dans ton marc, tu vois quoi vieux maboul ? C'est flou et ça vaut mieux comme ça.

Au risque de 2016, vivre est un pavé balancé à la gueule des cons, t'aimer est une émeute !!!

Et abusons enfin un tantinet des bulles festives annoncées pour réanimer nos défuntes utopies.

Nous zombies tristounets de 2015, rêvons d'un état d'urgence du désir en 2016 ...

Embrasse-moi.

Maintenant ?

Oui, donne-moi ta langue ...

Le Haïm !

See You Later !!!

D.

01 décembre 2015

Écrire ...

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Écrire.

Malgré tout.

Écrire au risque de la redite, des lieux communs.

Page blanche. L'angoisse. Celle-ci m'était plutôt inconnue ...

Chacun ses traumas, ses fragilités, ses petits tracas.

Écrire alors.

Alors que la tête est ailleurs, qu'aujourd'hui l'exercice, dit-on, est de réapprendre à vivre comme avant. 

Réapprendre à écrire.

L'écriture c'est comme le vélo, ça ne se perd pas. Même si on est un peu perdu, un peu largué.

On cherche sa voie.

"Ah tu es là, je ne t'avais pas vue".

Se frayer un chemin dans ce glacis de vidéosurveillance, de patrouilles de flics, d'illuminations festives ...

Avancer dans ce monde d'illuminés, entre Plus belle la vie et S'en fout la mort ...

Écrire.

S'éclaircir la voix sur des guitares qui pleurent et se mettre minable au vin chaud pour se lester, coûte que coûte, de la douce et sainte nuit à venir.

La résistance est en marche et elle crèche ou elle peut. 

Écrire pour conjurer la tristesse, pour conjuguer je avec tu, toi avec moi, vous ...

Écrire pour retrouver mes sens interdits, écrire pour ne pas me perdre ... 

Écrire comme pour éCOPer notre radeau médusé à la dérive, pour retrouver mon bateau ivre ... 

L'ivresse en remonte-pente d'une avalanche sanglante.

Se remettre d'aplomb même sous un ciel plombé avec pour horizon mortifère la chronique annoncée (quasiment proclamée !) du triomphe fasciste aux élections régionales.

Eh quelques semaines, la double peine ... 

Écrire alors ... 

Écrire.

See You Later !!!

D. 

20 novembre 2015

Mon pauvre amour ...

 

Zone 68 - ImagePas un an, non.

Onze mois ...

Les cadavres de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher pas encore froids et voilà que ça renconvulse, que la haine remonte au front, que l'injustifiable (l'insuportable, l'intolérable ...) repart à la hausse, que la bourse de l'humanité s'effondre ...

Un mauvais film, un bad trip ... On a beau se pincer, le jour sans fin du 7 janvier 2015 s'offre une nouvelle sortie en version hard.

L'avant. L'après. Nous sommes Charlie et puis ...

Bande annonce glaçante s'affichant désormais comme le teaser d'un effroyable snuff movie. 

Sidération.

Nuits blanches avec vue sur les écrans miroirs des chaînes infos ...

Se tenir chaud, se serrer fort ...

Tenir ...

Serrer les poings ...

L'état d'urgence serre les vis de notre démocratie plombée ...

On bombe le torse, Marseillaise éreintante ...

On serre les fesses.

Le Beaujolais nouveau est arrivé et il a un goût de sang.

On n'a pas peur, mais on flippe grave.

Sirènes hurlantes dans la tête.

Il paraît que l'hiver sera sévère, qu'il y aura de la neige à Noël.

"Dis papa, le père Noël pourra venir même s'il y a le couvre feu ?" ...

Lui dire alors, enfin, qu'on lui dit n'importe quoi depuis sa naissance, que ce père Noël n'existe pas, que c'est un mensonge d'état, que ...

...

"Bien sûr qu'il va venir. Il vient toujours. Mais bon, cette année il sera en slip, rouge évidemment, pour qu'on le confonde pas avec ... Enfin, il sera là, ne t'en fais pas ..."

Mais que va-t-on devenir ?

Que va-t-on vivre ?

Mon pauvre amour, je me souviens ...

Tu me disais ...

Oui, je n'ai pas oublié ...

Ce 7 janvier, c'est ma colère que tu as aimée.

Alors ce soir, on ira sur les terrasses. On heurtera nos verres.

Le Haïm ma belle ! 

Tes yeux m'observeront doucement, à la recherche de je ne sais quoi ...

Sûrement une étincelle frissonnante de cette légèreté qu'il y a peu, certaines nuits, tu trouvais "insoutenable"

Comme une pétarade qui, hier nous faisait rire, et nous fait fuir aujourd'hui. 

Mais qu'allez-vous devenir ?

Quel monde je vous laisse ma fille, mon fils ? 

Le bruit des bottes, la peur au ventre ...

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Que sommes-nous devenus ? 

Je veux me réveiller ...............

See You Later !!!

D.

05 novembre 2015

Chroniques d'un livre annoncé (4)

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Trois jours que le bouquin est devenu un objet réel. Un truc qu'on peut toucher, renifler ...

Regarder et lire, évidemment, c'est fait pour ça. 

Trois jours et il vit sa vie.

"Before instagram" au saut du lit, froissé peut-être comme un drap où l'on peut se lover, se rêver, se refaire le film ...

Avant.

Après.

Mais où étais-tu ?

Et Moi où étais-je ?

Etiez-vous ailleurs ?

Ah il n'était pas né !

Souviens-toi, nous n'étions pas là ...

Mais vous je t'avais vu mais pas encore connu ...

Nous étions jeunes et toi toujours vieux et moi toujours belle.

Je t'aimais moi non plus ...

Toi pas.

Nous pas encore ...

Elle toujours ...

Drôle d'histoire !!!

Encore une histoire que je ne partagerai pas avec le "grotto" de Gagnoa ...

Le vieux lion se meurt ce soir dans une clinique niçoise.

Good bye farewell ...

Il est déjà trop tard.

Trop d'autres histoires ...

See You Later !!

D. 

03 novembre 2015

Le son d'la Zone

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Nothing (what) else matter ...

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Tout juste si, en cette queue de comète de week-end, l'on n'a pas tiré un feu d'artifice ou organisé  dans l'urgence une conférence de presse nocturne, voire même fait sonner les cloches de la cité.

Et tout ça pourquoi ? Pour l'ouverture, ou plutôt l'annonce de la future ouverture, d'un café à Mulhouse. 

"Enfin un café, comme vous y allez monsieur, c'est d'un Starbucks café dont il s'agit !"

Oui, la crème de la crème du coffee américain, ce qui d'emblée n'a rien de particulièrement engageant. La nation du percolateur étant plutôt l'Italie.

Play it again Sam ...

Mais le commerce surfe allègrement sur nombre de paradoxes. Et le café pouvait difficilement échapper aux récupérations des enseignes mondialisées de la bouffe. 

Chacun son expresso, son latte machiatto ... Qu'importe la tasse pourvu qu'on y trouve son ivresse.

D'autant qu'à cette enseigne US, nous avons déjà bu ailleurs et nous y reboirons avec plaisir ici. 

En fait, ce qui m'a fait avaler de travers ma quinzième dose dominicale de caféine, peut-être d'ailleurs était-ce la seizième, c'est le démesuré tam-tam politico médiatique qu'a suscité cette nouvelle.

Balancée sur la page Facebook d'une radio musicale tendance teenagers, l'info, somme toute banale, a provoqué presque dans la foulée une réaction "victorieuse" de notre JR local.

On imaginait ainsi le maire de Mulhouse sauter au plafond en hurlant "Yes ! On l'a !" .

Et aussitôt dit, aussitôt mis en ligne ... Et hop, le feuilleton "Starbucks " continuait en direct live, minute par minute, sur les sites internet de la presse régionale.

Quel suspense, quelle "breaking news" ...

La hiérarchie de l'information, c'est comme ça qu'on dit, a bu la tasse ce dimanche.

Quant à notre JR du Bollwerk, c'est au moins au champagne qu'il devrait célébrer la prochaine annonce d'une ouverture commerciale.

La tisane "Nuit calme" est évidemment réservée aux fermetures ...

See You later !!!

D.

02 novembre 2015

Chroniques d'un livre annoncé (3)

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Eh bien voilà.

Le voilà.

Il est sorti.

Le livre est sorti ... du moins des presses et des cartons acheminés, aujourd'hui, chez l'éditeur (Médiapop Editions).

Bientôt en rayons, donc, et, pourquoi pas, sous le sapin !

Un gros bouquin. "Before Instagram", donc, de Philip Anstett (photos) et Daniel Carrot (texte).

La drôle d'histoire se poursuit.

Il va falloir assurer la "promo" et ça risque d'être rigolo  !!!

* Ce vendredi 6 novembre, de 17h à 18h30, invités de l'émission Stamala sur Radio MNE (107.5 sur la FM).

Ce samedi 7 novembre, à 15h, en dédicaces à la Fnac de Mulhouse.

Le mardi 10 novembre, à 20h, rencontre à la librairie 47° Nord, Maison Engelmann à Mulhouse.

Et au Salon du livre de Colmar, les 21 et 22 novembre.

See You Later !

D.

31 octobre 2015

Chroniques d'un livre annoncé (2)

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Toucher du doigt ce fameux "temps qui suspend son vol", c'est autour de cette sensation plutôt singulière et inédite que mes jours se déroulent sans vraiment se dérouler.

On savoure souvent le temps qui doucement passe, mais cette lenteur qui prend son temps a des relents de salle d'attente, de hall de gare avec retards.

Les clopes s'enchaînent et le cortex fume.

Fébrile mélange d'impatience et de répétition d'orchestre.

Autour, ça s'agite comme d'habitude.

Le monde n'attend pas, ne m'attend pas. Lui, il doit tourner ... pas la page, pas les pages.

Il tourne c'est tout.

Dans quel sens ?

Qu'importe, d'ailleurs je ne l'ai jamais su ou compris.

Alors entre ma parenthèse et ce mouvement, entre moi et eux, moi et vous, toi et moi, l'emballement est en embuscade, le crash au détour d'un mot, de trop, la rupture au bord d'un silence, de plus.

Combien de temps ?

Combien de cigarettes en bout de nuits ?

J - 7 sans doute, forcément ... - 6 , aussi .

Le compte à rebours est enclenché, évidemment.

Cette drôle d'histoire avance ... lentement.

Un peu comme le lancinant et déviant "Blue Velvet revisited" de Tuxedomoon & Cult With No Name ... Carrément au-delà de David Lynch.

* "Before Instagram" (Médiapop Éditions) de Philip Anstett et Daniel Carrot.

Le vendredi 6 novembre, de 17h à 18h30, invités de l'émission Stamala sur Radio MNE.

Le samedi 7 novembre, à 15h, en dédicaces à la Fnac de Mulhouse.

Le mardi 10 novembre, à 20h, rencontre à la librairie 47° Nord, Maison Engelmann à Mulhouse.

See You Later !!!

D.

27 octobre 2015

Chroniques d'un livre annoncé (1)

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Voilà. C'est dans la boite.

Relu. Corrigé.

Rerelu et rerecorrigé. 

BAT.

Bon à tirer, à être lu, acheté, aimé, critiqué ...

Bref, sous presse, et moi un peu sous pression.

Être de l'autre côté est une nouvelle position. Une terre inconnue, un peu mystérieuse.

Rentrer dans le champ alors que des années durant je n'en fus que l'observateur décapant, le spectateur sans visage, une signature, sans doute, singulière.

Il faudra donc parler de moi, me dire, me vendre.

Drôle d'histoire!

Elle débute.

Elle déboule.

Before "Before Instagram" (à paraitre début novembre. Médiapop Editions) s'affichera donc ici.

Chroniques d'un livre annoncé où je tenterai l'infernal exercice de prendre du champ pour reluquer mon histoire.

Casser les codes et, sans filet, écrire, encore ...

Et enfiler, peut-être, sans doute, sur une autre aventure d'écriture ...

Mon after "Before Instagram" (photos de Philip Anstett) ...

Mais ce sera après, plus tard.

Cette drôle d'histoire ne fait que commencer ...

See You Later !!!

D.

19 octobre 2015

De l'aculture

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Et si l'on reparlait un peu de culture, cette appelation désormais incontrolable, vaine figure de proue d'une exception française en déliquescence.

Cette belle idée que l'on est en train de balayer prestement sous couvert de restrictions budgétaires.

Sous le tapis donc  les artistes, les créateurs ... On ne peut plus accueillir toutes les cultures du monde.

Ça se passe comme ça, à Mulhouse, comme ailleurs sans doute. Comme une lettre à la poste et personne ne bronche, ou alors très doucement, histoire de ne pas froisser nos bons subventionneurs.

Un sou est un sou, à vot' bon coeur mon maire !

L'aculture, elle, se cultive et s'avance sournoisement masquée.

Enfin de quoi se plaint-il celui-là ?  

Mulhouse ça pulse, ça Motoco grave, ça tricote, ça court, ça raclette, ça mappping, ça hip et ça hop ... et ça ferme sa gueule si tu n'es pas content, non mais !

On peut jouer sur les mots, et les maux aussi.

On peut, mais c'est alors un choix politique et non comptable, décréter que "le pain et les jeux" ont désormais assigné "la culture", soit ce qui fait sens et lien social, à ... ghetto.

Qu'on l'assume et que cesse la mascarade.

Que les grenouilles du bénitier gloubiboulga "bobovélomaisplustrèssocialo" (!!!) fassent enfin, à leur tour, leur coming out.

Alors, main dans la main, tout ce petit monde pourra ensemble communier dans les fauteuils cramoisis de quelques anciennes institutions culturelles du Bollwerk toujours en activité.

Et se pamer, comme il y a quelques jours, devant l'audace de la scène nationale à programmer Akhenaton.

Attention, petits frissons garantis, le rap marseillais sur les planches de la Filature.

C'est pas beau ça ?

Courageux ?

Symbolique ? 

Cynique plutôt. Et à contre sens voire totalement démagogique : si tu veux du hip-hop, va à lui, sinon oublie.

Safari culturel avec service d'ordre ad hoc, lorsque le microcosme s'encanaille sur les tubes d'IAM, la Filature subventionne l'industrie musicale, un peu comme Coca-Cola, dont Akhenaton avait signé ce printemps la campagne de pub.

"Hold-up mental"  chantait le groupe marseillais en 1991 ...

See You Later !!!

D.  

11 octobre 2015

Before Instagram

 Zone 68 - Befort Instagram Philip Anstett Daniel Carrot

Une page de de pub, mais surtout ne zappez pas, pour un bouquin qui sera disponible début novembre dans toutes les bonnes librairies.

Soit Before Instagram (Médiapop éditions) de Philip Anstett (photos) et Daniel Carrot (texte).

Texte et photos.

Durant une trentaine d'années, les mots de Daniel Carrot et les photos de Philip Anstett ont très souvent fait page commune dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. 

Un duo de choc, de bric et de rock, qui fixa dans l'encre et le révélateur ces nuits électriques mulhousiennes, mais pas seulement, entre 70's et an 2000.

L'oeil.

Philip Anstett, photographe «autodidacte», fan de Bob Dylan et grand voyageur, entre l’Ouest le vrai, les Vosges et ailleurs. Signes particuliers de cet ancien photographe de presse à l'oeilleton toujours actif: outre des archives fabuleuses, un don de cuisinier et le goût de la fête, il se déplaça pendant des lustres à pieds puis en scooter.

La plume.

Daniel Carrot, ex journaliste «autodidacte», fan de Léonard Cohen et amateur de virées entre nationales et départementales. Signes particuliers de cet activiste de l'écriture: outre un goût toujours immodéré de la presse papier, une passion cinéphile et un blog-page Facebook énervé (Zone68), il regarde passer le monde en terrasses.

See You Later !!!

D.

* Rencontre-dédicaces, le samedi 7 novembre, à 15h, à la Fnac de Mulhouse. Conférence-Rencontre, le mardi 10 novembre, à 20h, à la librairie 47° Nord à Mulhouse. Les 21 et 22 novembre au Salon du Livre de Colmar.