ZONE 68

18 avril 2018

Cramé

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Premier soleil chaud du matin, s’attarder alors sur une terrasse ...

La terrasse comme un infini prolongement de mon appartement ...

L’impression agréablement improbable d’être ici, ou ailleurs, chez moi ...

Mon intérieur à l’extérieur ...

Dehors ...

Dedans ...

Ma topographie intime ... 

Mon désordre géographique ...

Ouvrir le bouquin (? ) ... 

Récit (?) ... 

Roman (?) ... 

Oeuvre de littérature en tous cas, difficile à nommer, ou à définir plutôt.

L’objet de Philippe Lançon est littéraire, de mots et de style, de sang et de morts ... 

Hors champ bien sûr, horrible forcément, désordonné de la lettre mais pas du néant !

Ouvrir donc «Le lambeau» (Gallimard) en plein soleil et prendre les phrases de ce martyre à l’œuvre en pleine face ...

Sidération de ces collisions intempestives...

Audace qui brûle !

Printemps incandescent !

Le monde crame.

See you later !

D.


30 mars 2018

Un kaddish, deux manifs ...

 

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Un kaddish, deux manifs ...

Et la vie continue.

Mireille ,Sarah, Ilan ...

La liste s’allonge et la douleur se fait plus forte.

J’ai la colère qui s’exaspère.

Comment dire ?

Il y a quelque chose de bien pourri au royaume de France. 

Un chancre que l’on pensait réduit à quelques cercles nostalgiques.

Plus jamais ça !

On y a cru ...

Et comment ...

... Ne pas y croire ...

Comment imaginer un tel retournement de la haine ?

Elle est retombée sur ses pattes l’immonde !

Et le chancre a repris ses aises ...

Circonscrit ?

Faut plus se leurrer ...

Circoncis, on a du souci ...

Mai 68.

Nous sommes tous des juifs allemands !

Mai 2018.

Nous sommes juifs !

Sur les pavés la haine !

Pourtant, on était réaliste.

On ne demandait pas l’impossible.

Enfin, va savoir.

Un kaddish, deux manifs ...

On va pas continuer comme ça.

Un kaddish, deux manifs ...

Et mon poing dans ta gueule, parce que ...

Ça suffit ...

Basta et marche à l’ombre !

See you later !

D.

24 mars 2018

John Retro Universe !

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Parlons un peu musique, histoire d’adoucir l’atmosphère de ce premier week-end printanier, plombé d'emblée par les attaques terroristes de Carcassonne et Trèbes.

Parlons de l’univers de John (John Universe), un duo colmarien (68) resté en rade du côté de Temps X, plateau télé BogdanORTF !

Peu d’éléments sur ces deux aliens musicaux, John et Matt ...

Aperçus en virée bâloise dans un clip, genre scopitone tendance MTV première génération, on découvre un barbu aux attributs plutôt skatecore, et un complice plus fluet comme en cavale d’un séminaire lo-fi.

De leur succincte bio, on n’embrayera pas sur leur version «Rencontres du 3ème type» un peu éculée, mais l’on retiendra leur passage express de l’anonymat aux sunlights d’une future renommée régionale, pour l’heure.

Entre Audition des Inouïs du Printemps de Bourges 2018, début février au Noumatrouff mulhousien, et sortie prochaine d’un premier effort enregistré, en présentation célébration le 14 avril prochain au Grillen à Colmar, ces deux garçons sont dans le vent !

To the stars, titre générique de ce mini album ...

Cinq titres au diapason de ce que ces deux «Visiteurs» nomment fort justement Retrowave ...

Soit une nouvelle vague de fond d’un son venu d’hier, d’avant hier même...

A gauche, au fond, en sortant de la boule à facettes, tapez 80's et welcome back !

Dancing with tears in my eyes ...

Ultravox est dans la place !

Retrowave mais toujours néo romantiques !

Talk Talk, Duran Duran , Human League ...

Ça synthétise grave.

Ça glamourise jusqu’à l’extase.

L’été de John sera cruel parce que ... Banana rama !

Et tout cela reste tatoué à jamais dans le cortex de John Universe ....

Can’t get you out of my mind susurrait l’affolante Kylie Minogue au mitan des années 80.

Il y a 20 ans, déjà, deux kids de Versailles réinventaient la Retrowave.

Air livrait son premier opus, Moon Safari ...

Le vent souffle à nouveau !

(* John Universe Release Party le samedi 14 avril à 20h30 au Grillen à Colmar)

See you later !

D.

17 mars 2018

La (Euro) danse du scalp

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Drôle de sensation ce matin, comme si j’avais gagné 30 ans.

Rajeunir, alors qu’il y a quelques jours ma date de naissance me faisait des appels de phare.

Drôle de sensation, comme si on avait perdu 30 ans.

Retour vers le futur ...

Bienvenue chez toi.

Avant.

Hier.

Avant-hier ...

Mais welcome.

Cours Mulhouse, le vieux monde est devant toi !

On croit rêver.

On se pince, non mais ...

C’est dans l’air du temps.

La guerre froide se réchauffe.

Bon sang, mais c’est bien sûr ...

Hibernatus !

On se pince ...

Mars 2018 et voici que ressort, tel un cadavre exquis, un très ancien festival mulhousien, froidement exécuté, il y a plus de 20 ans, sur l’autel de la Filature, encore balbutiante mais sans aucun état d’âme sur sa toute puissance.

Eurodanse, donc, sabordé, après quatre, voire cinq éditions, qui l’avaient rapidement propulsé comme l’un des grands rendez-vous de la nouvelle vague de la danse contemporaine européenne.

Eurodanse à l'avenir radieux .

Mais Eurodanse à la poubelle et ... son directeur Michel Brun viré dans la foulée ... pour services rendus.

Il a fallu quelques année pour éteindre cet incendie. 

A l’époque, on se battait encore pour la culture dans la presse régionale ...

Les décisions politiques n’y étaient pas actées comme dans le Journal Officiel.

Certains s’y sont brûlés au risque de ne pas faire carrière ...

Mais je ne regrette rien, au contraire.

Alors aujourd’hui, oui !!!

Je me suis délecté à la lecture des "journal local".

Et si l’article y était pour une fois décliné en deux versions, il n’y avait pas un mot qui dépassait.

Au milieu de la présentation circonstanciée et, forcément, élogieuse, de la 2e édition de la Quinzaine de la Danse (organisée par l’Espace 110 d’Illzach), l’actuelle directrice de la Filature (partenaire de la manifestation), Mme Guillouet-Gélys, sortait de sa manche, à l'issue sans doute d’une longue et sacrée réflexion (!!!), le projet d'un festival événementiel, un peu dans l'esprit d'Eurodanse.

Enfin, pas vraiment ...

Ou un peu autrement ...

Après avoir fait du passé table rase, la Filature 2018 redécouvre donc l’eau chaude, fait dans le vintage, le déjà vu mais pas pris (jusqu’à maintenant !)

Quel bonheur !

Quelle audace !

Et surtout, que de temps perdu ...

On peut d’ores et déjà suggérer à la directrice de la Filature une carte blanche à Michel Brun, qui doit, lui aussi, savourer, depuis sa retraite ivoirienne, ce vibrant hommage au visionnaire qu’il fut ... et qu’il reste !

Pour la danse du scalp, on a déjà donné ...

Il y a 30 ans.

See you later !

D.

12 mars 2018

Happy

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«I’ll be a Happy man» salsate groove dans mes oreilles Luis Aviles adossé à son Latin Blues Band.

Impeccable injonction ...

Mais si je veux mon Luis !

Et oublie-moi un peu, un temps, un tantinet ...

La carte du tendre est dure comme de la semelle, pourtant je l’avais demandée saignante ...

Faudrait songer à changer de crèmerie.

Succomber aux charmes de la nouveauté.

Délaisser un quotidien perclus d’habitudes.

Tenter le diable et lui bouffer la queue !

Changer de trottoir.

Se prendre pour un autre et marcher à l’envers ... vers le sud ...

Happy man disait-il ...

Grouille baby groove !

(Humeurs de guère. 5)

See you later !

D.


08 mars 2018

Ombres

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Il y a comme l’ombre d’un doute ...

Quelque chose qui plane dans l’air, aux relents pas très clairs.

L’égout déborde.

Le goût est à la haine.

Les peurs, sans doute ...

L’autre dégoûte.

Au goutte à goutte, le dégoût des autres se répand.

L’Europe comme un leurre fait le beurre de ces tristes tribuns aux aigreurs mussoliniennes.

La messe est dite, Moretti s’est rasé la barbe.

Les Damnés de Visconti dansent le Moonwalk.

Je laisse les gondoles à Venise.

Capri c’est fini ...

Enfin pour l’instant.

Mais j’ai comme un doute ...

Ça avait commencé bien avant.

Des années avant ...

Et tout autour ...

Tiens, le soleil a trouvé la sortie ...

J’ai comme un doute.

Je viens de renverser mon café ...

Vaffanculo !

(Humeurs de guère. 4)

See you later !

D.

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05 mars 2018

Rayons

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Ça sentait le chaud, un peu, hier.

C’était chaud, hier, un peu.

Réminiscence d’un air porté disparu.

On a tenté les Ray-Ban...

Squatté les terrasses ...

On en connaît un rayon sur cet art d’arrêter le temps.

Le show du chaud, un peu, hier.

Comme une répétition sans lendemain.

Les rayons remballaient, se déballonnaient ...

Il faudra encore se griser de ces nuages lourds.

On nous avait déjà averti, comme pour nous dissuader d’y prendre goût.

Circulez, y a rien à s’ensoleiller.

Ils l’ont dit à la météo.

Quand ça veut pas, ça veut pas !

Imparables, ces devins du désenchantement, ces empêcheurs de lendemains radieux.

Un soleil et un verre d’eau !
....

Alors ...

Un verre d’eau.

J’ai oublié les Ray-Ban sur un banc.

Il me restait les nuits blanches pour farfouiller encore dans les rayons de la mort.

Léo the last ...

Je vais rallumer le chauffage ...

Un peu.

(Humeurs de guère. 3)

See you later !

D.

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03 mars 2018

Pluie

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La pluie dehors.

2018.

On sait plus, on s’y perd ...

2018, alors.

Détrempé déjà comme un millésime un peu bouchonné.

Et 1972 dedans.

On s’imperméabilise devant un film de Claude Sautet.

Montand ... Romy ...

Schneider en sublime objet du désir.

Yves en monumental macho estampillé 70’s, au palpitant au bord du collapsus.

L’averse 2018 séchée par la love story 1972.

Entre réel et nostalgie.

Entre Macron et Giscard.

C’est par où qu’on sort ?

(Humeurs de guère. 2)

See you later !

D.

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02 mars 2018

Zèles

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Tombe la neige.

Dehors. Blanc.

Froid.

Mouillé. Gelé.

Tombe la neige ...

Comme nos rêves, comme nos promesses, nos illusions...

Floconneux sentiment de la chute.

Il faut se taire.

Laisser les blancs s’installer.

......

Le silence s'imposer.

......

Les anges passer.

.......

Il faudra bien quitter Moscou, ou que Moscou nous abandonne, et retrouver nos zéles du désir ...

(Humeurs de guère. 1)

See you later !

D.

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24 janvier 2018

Frère

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Il n’aura pas eu 58 ans.

Philippe est né le 21 mai 1960.

Un enfant de mai.

Et puis il a poussé, graine rebelle un peu, bonne pâte beaucoup.

À Strasbourg, ses premières années, rue du général Gouraud , entre le Parc du Contades, notre terrain d’aventures, du bac à sable au vélo, de la luge au ballon...

Tout près, il y avait les EI ...

Louveteaux, éclaireurs, comme on a aimé ça!

Et puis l’école Schoepflin ...

Philippe aimait bien la récré et les copains ... les cours, un peu moins.

Et puis ce fut Bordeaux, pas de scouts là-bas.

Le foot ou les voyages en train vers la mer pas loin ont fait nos week-ends cette année là.

Un jeudi matin d’hiver, Philippe et moi, avons même poussé l’audace jusqu’à bleuter le cours de religion pour flâner sur la place des Quinconces.

On se sentait déjà libres.

Et puis ce fut Mulhouse, l’adieu à l’enfance, les doux débuts de notre adolescence, entre secrets complices et affrontements toujours fraternels.

Les premières cigarettes, la musique, les manifs, les boums, les premiers émois, timides forcément. la vie quoi !

Parce que Philippe aimait la vie, passionnément, foutraquement parfois .

Il n’aura pas eu 58 ans.

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Pour moi il aura toujours 20 ans.

Il est mon enfance , mon adolescence ...

Il est ma jeunesse et avec son départ, celle-ci s’est vraiment enfuie.

Il n’aura pas 58 ans, mais lorsque je pense à lui c’est à ce frère toujours partant pour n’importe quoi, n’importe quand,

C’est de ces moments-là, de ces heures heureuses ou heurtées, c’était selon, dont je lui parlais quand je passais le voir dans cette maison d’Oberhausbergen.

Bien sûr, il y a eu un avant et un après la maladie ...

un avant et un après cette longue, silencieuse et vertigineuse chute dans les méandres de la douleur .

Mais pour moi, Philippe sera toujours ce frère de route et de sang, si loin et toujours si proche.

J’ai la tête pleine d’images,

les oreilles débordantes de ces musiques qu’il aimait et que depuis dimanche j’écoute en boucle .

Il est dans moi, dans l’air ...

Et il est aussi et surtout dans cette petite fille qu’il adorait ...

S’il ne t’a pas vue grandir Noemie, je me souviens du plaisir et de la fierté qu’il avait à t’emmener tous les dimanches matins boire une grenadine.

Et rien que d’être toi c’est déjà quelque chose qui te ramène, et qui nous ramène tous, forcément à lui.

Et sur ces chemins de traverse où s’entremêlent nos racines, il y aussi, comme une évidence, notre mère , celle de toutes les batailles , de tous les bonheurs, et des blessures indicibles aussi ...

Il y a bien sûr sa femme, son indispensable moitié ... et puis le troisième du trio Carrot, celui que l’on appelait le ptit !

Salut Philippe, toi le frère que j’ai eu et qui vient de me faire faux bond ...

Daniel

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01 janvier 2018

2018, peut-être...

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2018, sous les pétards la paix, perhaps ...

Cours camarade, 2017 est derrière toi ...

2018, sous les bulles les pavés ...

Et les pavés dans ta gueule 2017 !

On ne sera pas sérieux en 2018.

On sera tous des juifs normands, des derviches détournés, des boussoles affolantes et des lendemains qui chantent !

2018.

Exigeons l’impossible et l’improbable !

See you later

D.

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30 septembre 2017

Ça vient de sortir !!!

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Dans le vide poche de nos vies, les souvenirs s'entassent.

Jeux de pistes, de traces ...

Nous sommes tous des petits poucets dont les existences inspirent des chemins singuliers, plus ou moins abrupts, plus ou moins réguliers.

Une topographie fantasmée dont, paradoxalement, on a oublié le début et dont on ignore le terme.

Quitte à parler d'identité, notion polémique à géométrie variable, disons ce que nous sommes.

Osons le réel, la chair, l'intime trajectoire ...

Mettons la chose sur la table.

Ce grain humain infalsifiable, sorte de témoin muet, incorruptible donc, de ce monde d'où l'on vient et qui nous a menés jusqu'ici.

L'objet de ce livre, donc, qui décline, au fil des pages, les objets des uns , des autres.

Livre objet (objets ?) qui délivre des itinéraires, des morceaux de vie, d'ailleurs , d'ici.

Le monde est sur la table.

L'objet du livre est entre vos mains.

Francine Ivain

et Daniel Carrot

18 août 2017

Vacances ... Oublie !

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À force de tourner autour des spots possibles, on n'imagine pas le temps qui passe.

Et dans l'imaginaire social, les vacances, congés payés (merci patron !), se dissimulent entre juillet et août.

Hors ces murs saisonniers, ça sent la paresse, l'assistanat, ou, à contrario, l'oligarchie (hi hi) papier glacé voire la pente douce vers les mouroirs senioriaux !

Surfant sur le suspense éditorial, je préserve mes données personnelles et le secret de mon état des lieux, réservant (ou pas) mon outing professionnel pour de prochaines publications.

Toujours est-il qu'à l'heure de ce midi, terrassant localement sous un soleil de tradition, les vacances sont désormais un Cold case.

L'affaire est pliée ...

On quittera la ville un autre jour ...

On changera de paysage une autre fois ...

La mer est aussi belle en novembre ...

"Holidays" de Polnareff m'emporte loin ....

violons.

Et je me cogne aux riffs de "Pretty Vacant" des Sex Pistols ...

guitares.

See you later !!!

D.

15 août 2017

Vacances ... (suite)

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Alors ces vacances ?

Toujours en partance.

Toujours vacantes.

Toujours dans l'entre-deux.

Dans le champ de tous les possibles.

Du départ ou du chant du cygne.

Partira ?

Partira pas ?

Ça va se jouer aux dés ou à pile ou face.

Et vu comme c'est parti, ça va se jouer contre la montre.

Dernière minute.

No way, l'avion m'inspire la fuite ...

Oh, une vieille phobie, mais tenace.

A défaut donc d'envolées low cost, je cultive le lunaire qui m'habite.

Horizons différents certes, mais le plancher des vaches me botte.

Et puis, d'en haut on ne voit pas les bovins qui regardent passer les trains.

Je pressens l'aventure au coin de la rue, le dépaysement à portée de pas à pas.

Les grands espaces ne sont pas loin et la mer au bout du chemin.

Affaire à suivre ... Et comment.

See You Later !!!

D.

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14 août 2017

Vacances ...

 

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Mince, zut, fichtre...

La novlangue est d'humeur perlimpinpinesque ces temps-ci ...

Hors donc, palsambleu, j'ai oublié de partir en vacances cet été, de prendre la poudre d'escampette juilletiste ou aoûtiste, va savoir ...

Je ne sais plus.

Et pourtant, on a surfé sur la toile, du Airbnb en veux-tu, du Trivago en voilà...

On s'est en fait des road trips sur Mappy, on s'en est bouffé des itinéraires sur Google Maps ...

On prend les péages ou on se déleste en douces départementales ?

Au petit matin, éreintés, les yeux rougis par les phares de l'ordi brulant, je t'embrassais hagard bousculant les cendriers asphyxiés, renversant les bouteilles agonisantes, en t'entraînant du côté d'un canapé comateux.

Et puis, la canicule a noyé nos plans.

Putain de réchauffement climatique ...

On voulait de l'air et Bnb ne nous repassait que des plats brûlants ...

Et même avec la clim, ça nous donnait des bouffées de chaleur style gaspacho de choucroute destructuré à l'œuf fipronil ...

Bonjour l'angoisse !

Affaire à suivre, forcément.

See you later !!!

D.

12 juin 2017

AMIE ... Minouche

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Il y a des jours comme ça que l'on aurait aimé ne pas connaître, ne pas même y mettre les pieds ...

Faire demi-tour et faire comme si.

Fuckin' saturday...

Il y a des personnes comme toi que l'on aurait détesté ne pas connaître, dont je me serais mordu les doigts de ne pas avoir croisé la route, ni partagé des instants fugaces ou plus forts, légers, intenses parfois aussi.

Longue fut cette route ...

40 ans ou presque, entre fêtes un peu démontées, bouffes entre potes ou rendez-vous professionnels que tu savais toujours tournés à l'avantage des "maisons" pour lesquelles tu bossais (AMC, Filature) mais surtout et d'abord des artistes qu'elles accueillaient.

De ma place, tu étais l'indispensable relais, et pourtant ils furent nombreux ces petits marquis de la culture mulhousienne à l'ignorer (ou faire semblant de ...) et à te reléguer dans l'ombre.

En vain, tu étais de ces personnes que l'on n'éteint pas.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête, se mélangent ...

Drôle de mix ...

En tous cas un cocktail fort comme tu les aimais.

Tequila rapido ...

La tristesse comme une ivresse ...

Je me souviens ...

Concerts, festivals, au bout de la nuit, rires, sourires, ta collection de "neiges", une photo rebelle avec T-shirts siglés Eurodanse dans le hall de la nouvelle cathédrale de la culture, les jarrets des after de "Jazz à Mulhouse" ...

Et puis tes yeux dans le vague ...

Souvenirs ...

Souvent ...

Longtemps ...

Il y a des textes comme celui-ci que je n'ai pas aimé écrire, parce que tu ne le liras pas ...

Ces mots juste parce que toi, parce que vous, parce que lui et toi ...

Voilà ...

D.

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13 mai 2017

Grand March sur le Teppaz

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Grandir ... 

Pousser ...

Le titre du nouvel effort discographique de Grand March est d'entrée une évidence .

"Growing Old" (#14 Records) s'impose, sans prendre la pose, comme l'album de la maturité tout en réfutant en une bordée de riffs bien cinglés la désuète option du "Ça y est , on y est " ...

Nul part forcément, sinon à quoi bon marcher ...

Poursuivre l'errance toujours, entre l'autoroute pour l'enfer et l'escalier vers le paradis ...

Grandir, c'est continuer à se perdre, à nous perdre et on adore ca . 

Hanté par l'organe magique de la chanteuse (Hélène Braeuner), sirène sans dominante fixe, l'album défile, taille la route, sans se défiler.

Quel leurre est-elle ?

Tu danses, elle pleure ...

C'est par où la sortie ?

Digicode ..

Il n'y a pas d'abonné au numéro ...

Et là, les guitares (Aurélien Meyer, Cyrille Martin, Fred Lichtenberg) ...

Manches offensifs, aux relents heavy blues et trash folk, qui inventent l'improbable et réjouissante partouze de Neil "the loner" Young, des Fab Four et de Sonic Youth.

Gang bang sonore en forme de crash-test impeccable.

Alors on retourne au bar.

Play it again ...

Faut pas se leurrer, Grand March devrait continuer à dérouiller.

Hey Hey, My My ...

 

(* Prochains concerts. Le 27 mai au Grillen à Colmar, le 10 juin à Niederhausbergen- festival Agri!coolture , le 13 juin au Camionneur à Strasbourg, le 17 juin à la Popartisserie à Strasbourg et le 26 juillet au Bel-Air à Mulhouse).

See you later !!!

D.

02 mai 2017

Nuit et Braillards

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Nuit et braillards, plus de brouillard.

Tout est clair, tout s'éclaire.

Au 4e top, il sera trop tard.

Éteindre la lumière.

Avant...

Un dernier regard, juste encore une fois ...

Avant la submersion.

Avant la soumission.

L'ordre nouveau.

J'embraye. Je déconnecte.

Je prends la tangente.

À tombeaux profanés ouverts ...

Highway to nowhere ...

Je descends.

Le week-end à Rome attendra mon pauvre amour ...

Ce soir, je m'exile en ton intérieur ...

Je laisse les braillards à leurs piteux slogans, à leurs drapeaux mités, à leurs indignes comptabilités de banquiers travestis en révoltés impotents.

Je suis depuis toujours du côté de la Nuit, enfant de ceux que le brouillard a laissé en vie.

Et si demain, la lumière renvoie une nouvelle fois l'ordre nouveau dans les cordes de l'histoire, la Nuit n'oubliera pas les braillards.

Comme une dette insoumise que ces idiots utiles de la Haine payeront sans doute dans les urnes .

Sans solde de tout compte pour autant, la Nuit a de la mémoire, elle.

(Écrit dans l'urgence, hanté par les riffs de "Death Song", sublime nouvel opus des Black Angels)

See You Later !!!

D.

26 avril 2017

Dans les yeux de ma mère

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J'avais prévu de chroniquer, ici, quelques sorties musicales reçues récemment dans ma boite aux lettres.

Ces nouvelles Paroles de Teppaz devront encore patienter.

Pas trop longtemps, pas jusqu'au 7 mai.

Non, non, elles seront d'avant ...

D'avant quoi, d'ailleurs ?

D'avant l'extrême droite ?

D'avant l'extrême finance ?

En tous cas, d'avant ce choix et, forcément, d'après mon coup de gueule contre l'extrême n'importe quoi.

Voter contre l'extrême droite, c'est refuser de se soumettre au simplisme pavlovien du tout se vaut.

Voter contre l'extrême droite, c'est regarder l'histoire en face, celle de nos parents, de nos grands parents, de tous ceux qui ne sont pas revenus et qui, eux, n'ont pas pu choisir.

Et sans faire parler les morts, ils n'auraient pas hésité, ils auraient voté contre !

Contre la peste et le choléra, oui ils auraient voté contre l'extrême droite !

Ni contre la droite, ni contre la gauche.

Ni pour la droite, ni pour la gauche ...

Juste contre l'extrême droite !

Drôle d'époque, aux relents surannés de pétainisme et de stalinisme, où tout le monde se réclame du peuple, tout en le fustigeant.

Drôle d'époque, où il faut désormais "consulter " pour savoir si le Front National est toujours le même parti d'extrême droite contre lequel, il y a quelques années, on appelait, sans tortiller, à faire barrage dans les urnes.

Drôle d'époque, où le fait d'avoir travaillé dans une banque puis dans un gouvernement socialiste suscite plus de haine et de rejet que d'avoir valsé avec des néo nazis en Autriche ou partagé des estrades avec des négationnistes sur les rythmes chaloupés de tubes cracheurs de haine " On est chez nous " vs "La France aux Français " ...

À se demander vraiment où est la peste et où est le choléra ???

Au petit jeu de la dédiabolisation, le Front National a semble-t-il bien rebattu ses cartes et trouver quelques tables accueillantes pour son poker menteur et ses détours de passe-ça passe !!!

On va me dire que personne n'est obligé de rien, que l'on vote comme on veut ...

Que tu t'abstiens et que tu m'emmerdes ...

Que je suis de droite, enfin pas de gauche, pas vraiment quoi ...

Tu peux.

Et alors ?

Ça change quoi ?

Ni le Front National, ni ses idées.

Il est, il reste un parti d'extrême droite. Lui n'a pas changé ...

L'époque si.

Et elle n'est pas très drôle, en fait.

Elle est même sinistre, terrifiante.

Les rues de France sont désertes.

Après la dédiabolisation, voici la banalisation.

Les réseaux sociaux s'enflamment, mais la flamme s'en tape ! 
Dormez braves gens, cliquez, polémiquez, libérez-vous Paul et Mickey, sus au suppôt de Rothschild ...

Marine s'occupe du reste !!!

Sous les roses bleues, la matraque et les murs ...

Concertez-vous camarades, le temps passe et les cerises seront bientôt cuites.

Se réveiller le 8 mai avec cette gueule de bois, non merci !

Voter contre l'extrême droite, c'est ne pas croiser cette peur dans les yeux de ma mère, peur à rebours de cette petite fille qu'elle fut dans cette France qui déjà n'avait pas choisi ...

Ne pas croiser cette peur dans les yeux de mes enfants, ici et maintenant.

See You Later !!!

D.

08 avril 2017

De quoi ce silence est-il le bruit ?

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Le soleil.

Enfin.

Retour de flamme, départ de flemme.

On respire un peu mieux, ou l'on s'en donne l'impression.

Avec des envies de filer, de se dérouler ...

De se la jouer clandestino, lunettes noires et pétard ...

Ce serait si simple, si facile, de se laisser faire, de laisser faire, de s'enfoncer dans cette exquise promesse printanière ...

Simple.

Trop.

Mais ce silence, comme un fondu au noir vertigineux, me glace le sens.

Compte à rebours.

J - ... quelques jours, quelques nuits ...

Et le compte sera fait ...

Et le conte ne sera pas bon ... qui sait ...

Sans rebours, avec vue sur nos remords, nos morts ...

No more.

Ils furent malheureux et leurs matins bruns.

Profite, gave-toi de soleil ...

Et ce silence toujours ...

Au nom de quoi?

De qui ?

Du retour du défoulement sûrement.

Si le pire est à venir, osons en regarder la bande-annonce.

De teasers improbables en renoncements immondes, on circule parce qu'on ne veut pas voir.

Cette haine ordinaire qui suinte de tous les porcs, d'estrade en estrade, de fake news en fuck net.

Alors, on ose la musique douce.

Je m'emballe du "Double Roses" de Karen Elson ... pour ne plus entendre ce silence, le défier, le démasquer.

S'extraire enfin, violemment, de ce fascisme de confort où l'on veut nous installer.

Un peu comme ce dentiste dantesque, trauma de mon enfance, "ouvre la bouche, ça ne fera pas mal !" ...

Tant de mensonges pour parer à toute éventualité d'une carie, et tant de complices silencieux.

Alors monter le son, bruits, fureur, traques et matraques  ...

Encore quelques minutes de soleil ...

Encore

Avant

Tard 

Trop de silence 

Bordel

D'astre mort

Final cut ?

See you later ...

mon bel amour !!!

D.

Posté par ZONE 68 à 09:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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