Zone 68 - Image

Le soleil.

Enfin.

Retour de flamme, départ de flemme.

On respire un peu mieux, ou l'on s'en donne l'impression.

Avec des envies de filer, de se dérouler ...

De se la jouer clandestino, lunettes noires et pétard ...

Ce serait si simple, si facile, de se laisser faire, de laisser faire, de s'enfoncer dans cette exquise promesse printanière ...

Simple.

Trop.

Mais ce silence, comme un fondu au noir vertigineux, me glace le sens.

Compte à rebours.

J - ... quelques jours, quelques nuits ...

Et le compte sera fait ...

Et le conte ne sera pas bon ... qui sait ...

Sans rebours, avec vue sur nos remords, nos morts ...

No more.

Ils furent malheureux et leurs matins bruns.

Profite, gave-toi de soleil ...

Et ce silence toujours ...

Au nom de quoi?

De qui ?

Du retour du défoulement sûrement.

Si le pire est à venir, osons en regarder la bande-annonce.

De teasers improbables en renoncements immondes, on circule parce qu'on ne veut pas voir.

Cette haine ordinaire qui suinte de tous les porcs, d'estrade en estrade, de fake news en fuck net.

Alors, on ose la musique douce.

Je m'emballe du "Double Roses" de Karen Elson ... pour ne plus entendre ce silence, le défier, le démasquer.

S'extraire enfin, violemment, de ce fascisme de confort où l'on veut nous installer.

Un peu comme ce dentiste dantesque, trauma de mon enfance, "ouvre la bouche, ça ne fera pas mal !" ...

Tant de mensonges pour parer à toute éventualité d'une carie, et tant de complices silencieux.

Alors monter le son, bruits, fureur, traques et matraques  ...

Encore quelques minutes de soleil ...

Encore

Avant

Tard 

Trop de silence 

Bordel

D'astre mort

Final cut ?

See you later ...

mon bel amour !!!

D.