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À peine entré en 2017, on a juste envie de filer en 2018 ou 19 ou 20 pour peut-être ne plus avoir peur de son ombre, de l'ombre de son pays, de cette France qui vient ...

Saumâtre, honteuse, décevante et, au fond, à nouveau, tellement en phase avec ses caricatures que l'on pensait d'un autre siècle.

L'an neuf et ses résolutions.

On arrête tout, on réfléchit ...

Enfin, non. On n'arrête pas, nous.

Toi. Moi.

Oui, on continue, parce que.

L'an neuf et ses résolutions ...

Bulles et Cotillons.

À, à, à la queue leu leu ...

Et surtout la santé !

Le mensonge et la lâcheté semblent devenus des maladies incurables et la bêtise leur symptôme commun.

Ainsi, que quelques commissaires de la kultur du FHaine s'emballent contre le nouveau film de Lucas Belvaux "Chez nous " (sur les écrans le 22 février) nous en touche une sans faire bouger l'autre, comme dirait je ne sais plus qui.

Sauf qu'en 2017, ces vaines attaques se transforment soudain en une "affaire" politico-médiatique au ras des pâquerettes.

Symbole affligeant et désespérant de cette France qui vient.

D'emblée, cette malsaine et fausse polémique autour d'une œuvre artistique, en l'occurrence d'un film que presque personne n'a encore vu, n'a pas l'esquisse du début d'un débat cinéphilique.

La faute au film de Belvaux, c'est sa date de sortie et son sujet (et, en passant, qu'il bénéficie d'aides de l'État, comme l'ensemble de la production cinématographique hexagonale certes, mais tout de même ...).

Soit la proximité des élections présidentielles et un regard critique d'auteur sur la stratégie du Front National.

On voit le niveau !!! 

Comme un minable apéro de ce que nous réserve l'avenir de la liberté de création cinématographique, si le pire arrivait: films de propagande à la gloire de la Présidente et le reste à l'avenant.

... Même destin cadenassé annoncé pour les autres pans de la culture.

Le petit doigt sur la couture du jeans bien repassé et silence dans les rangs !

Acter celà, le dire, l'écrire et y relever, encore, l'incontournable remarque sexiste de l'un de ces commissaires kulturels, comparant l'une des actrices du film à un "pot de tabac ", suffisaient pourtant à renvoyer ce débat à la poubelle.

Certes, il fallait un semblant de courage, même minimal, et de lucidité.

Mais voilà que la polémique se poursuit, portée par quelques micros et stylos en manque de vrais combats politiques et/ou de courage-convictions.

Ainsi dans la gazette alsacienne bicéphale, on allume désormais la mèche du procès en stigmatisation de l'Alsace au prétexte qu'apparaît dans la bande-annonce du film un drapeau aux résonances de la région lors d'une scène de meeting de ce parti d'extrême-droite de fiction ...

S'ensuit l'amorce d'une nouvelle tentative de décrédibilisation du film de Belvaux, tendance s'il s'emmêle les pinceaux avec des drapeaux, le reste ne doit pas être très sérieux ... Et les polémiqueurs de la première heure ne devraient donc pas avoir tout à fait tort !

Le diable se cache, souvent, dans les détails ...

See You Later !!!

D.