Zone 68 - Image

De retour sur le clavier.

À nouveau sur Zone.

Les idées se pressaient, mais l'envie d'y retourner se laissait désirer.

C'était comme si l'exercice de la plume déplumait mon existence.

Perte de temps.

La vie est courte.

La vivre, plutôt que l'écrire.

À quoi bon ...

Entrée en matière tristounette me confie ma lectrice de coeur et de corps ...

J'avoue.

Mais bon, il faut bien enrober, enjoliver mon droit à la paresse.

Le décliner comme une enivrante et radicale théorie révolutionnaire.

Le grand soir, c'est tous les jours ...

La manif attendra, pas la sieste !

Je regarde le monde tomber.

Ce grand corps malade qui vacille, plie, craque de toute part ...

Ce cadavre à la renverse qui se dégueule sur les pavés ... Qui fait sous lui.

Quelques sursauts encore sous les sunlights d'une téléréalité terminale.

L'imposture tient le haut du pavé que plus personne ne balance.

L'imposture est la nouvelle posture, une tendance lourde qui s'immisce partout.

Post-it de la pensée, tweet de la philosophie, sms du courage.

Ça bloque.

Ça grève.

Ça débloque.

57 ans ... Et puis ... Et quoi ?

Au mitan de l'existence (100 ans, un bon âge, enfin maintenant. On en reparlera dans un demi-siècle, si vous êtes encore la !) ...

Mi-temps alors ...

Le temps de se poser, d'écrire à contretemps, pour ne pas qu'il file trop vite, qu'il se carapate sans prévenir ...

Les mots se posent et je m'allonge ...

Prendre la pose sans faire semblant ...

Ça s'imposait.

Je m'intime, timide, à décliner cette intimité.

Le déclin est pour demain.

Alors ...

Et puis ...

Et quoi ? 

See You Later !!!

D.